Deux chaussures d’entraînement rapide sans plaque carbone, deux façons presque opposées de concevoir une paire de vitesse. Entre l’adidas adizero Evo SL et la Saucony Endorphin Speed 5, l’écart le plus visible se joue au portefeuille : 135 € au catalogue d’un côté, 200 € de l’autre, soit 65 € de différence pour deux modèles qui visent le même type de séances.
Sur la balance, l’adidas annonce 217 g (taille 42) et la Saucony 235 g, un écart de 18 g qui ne dit rien tant qu’on ne le rapporte pas à l’usage. La vraie séparation est ailleurs : l’Evo SL se passe de plaque et mise sur une mousse Lightstrike Pro présente sur toute la semelle, quand la Speed 5 ajoute une plaque nylon semi-rigide posée sur une mousse PWRRUN PB double densité.
Tu hésites entre la paire la plus polyvalente et la plus accessible, et celle qui pousse le plus fort en séance rapide. La suite trie ce qui change réellement sous le pied, ce que les testeurs retiennent, ce que la différence de prix achète, et pour quel profil chaque modèle reste le bon choix.
Les différences clés en un coup d’œil
Le tableau ci-dessous reprend les données de fiche et les écarts qui ressortent le plus souvent dans les retours. La colonne verdict donne une tendance, pas un classement.
Tableau comparatif des caractéristiques
| Caractéristique | adidas adizero Evo SL | Saucony Endorphin Speed 5 | Verdict |
|---|---|---|---|
| Poids (taille 42) | 217 g | 235 g | L’Evo SL est plus légère de 18 g, ce qui se sent surtout en séance de fractionné court. |
| Drop | 6 mm | 8 mm | Drop plus bas sur l’Evo SL, qui sollicite davantage le mollet; la Speed 5 reste plus classique. |
| Mousse | Lightstrike Pro (100 % sur toute la semelle) | PWRRUN PB (double densité) | Deux mousses très réactives, mais la Lightstrike Pro offre une sensation plus moelleuse et directe, sans plaque. |
| Plaque | Aucune | Plaque nylon semi-rigide | La Speed 5 bénéficie d’une propulsion plus marquée grâce à sa plaque, l’Evo SL mise sur un rocker naturel. |
| Prix catalogue | 135 € | 200 € | Écart de 65 €, qui rend l’Evo SL plus accessible pour un usage quotidien. |
| Surface | Route et chemin | Route | L’Evo SL tolère les chemins propres, la Speed 5 est strictement route. |
| Distance idéale | Jusqu’au semi-marathon | Jusqu’au semi-marathon, voire marathon pour les gabarits légers | La Speed 5 encaisse mieux les longues distances grâce à sa plaque et son amorti plus structuré. |
Deux lignes structurent tout le reste : les 65 € d’écart au catalogue et la présence d’une plaque nylon uniquement chez Saucony. Le poids, la surface et le comportement en distance découlent en grande partie de ces deux choix de conception.
Ce qui change vraiment entre l’Evo SL et la Speed 5
Amorti et sensations : mousse seule contre mousse + plaque
La fiche de l’Evo SL annonce un amorti excellent, porté par la mousse Lightstrike Pro répartie sur toute la semelle. Les testeurs décrivent un ressenti équilibré, ni trop mou ni trop ferme, avec un bon retour d’énergie et une transition fluide liée au rocker intégré. Plusieurs avis la trouvent un peu ferme au-delà de 30 km, mais très confortable jusqu’au semi.
Chez Saucony, la fiche met en avant une mousse PWRRUN PB en double couche et une plaque nylon, pour un rebond maximal. Les retours évoquent un amorti bien dosé, plus ferme que moelleux, avec une excellente absorption des chocs et une sensation de bascule à l’avant du pied. La propulsion est plus nette qu’une chaussure classique, sans la brutalité d’une plaque carbone.
Ce que ça change : l’Evo SL donne une foulée plus naturelle et plus souple, la Speed 5 une impulsion plus guidée. Sur les allures modérées, l’adidas est plus polyvalente; à vitesse élevée, la Saucony relance mieux.
Poids et agilité : 18 grammes qui comptent
217 g pour l’Evo SL, 235 g pour la Speed 5, deux chiffres de fiche. Les testeurs confirment la légèreté de l’adidas pour une chaussure aussi amortie. Côté Saucony, quelques avis la trouvent un peu lourde pour une chaussure de vitesse, sans que ce soit rédhibitoire.
Sur un fractionné court, les 18 g d’écart se sentent, l’Evo SL donnant une sensation plus aérienne. La Speed 5 compense par une meilleure stabilité, argument qui pèse sur les séances longues à allure soutenue.
Maintien du pied : fit souple ou ajustement précis ?
L’Evo SL utilise une tige mesh technique double couche, légère et respirante. Les testeurs relèvent un fit plutôt large au médio-pied et à l’avant-pied, donc moins précis pour les pieds fins, avec une languette non gousset qui a tendance à glisser. Le verrouillage reste bon, sans être parfait.
La Speed 5 passe à une tige monocouche très aérée, avec contrefort talon 3D et languette à gousset. Les retours sont quasi unanimes : le pied est bien calé sans compression et la chaussure taille normalement. C’est le point où l’écart est le plus net, en particulier à haute intensité.
Drop et type de foulée
Drop de 6 mm sur l’Evo SL (fiche), même si les testeurs mesurent parfois 6,5 ou 7 mm sur leur paire. Ce profil bas favorise une attaque médio-pied et sollicite davantage le mollet et le tendon d’Achille. La Speed 5 reste sur un drop de 8 mm classique, qui convient à la majorité des coureurs, attaquants talon compris.
Conséquence directe : si tu attaques du talon ou que tu as un historique au mollet, la Saucony protège davantage. L’adidas demande une foulée plus dynamique et un pied déjà habitué aux drops bas.
Accroche et surfaces : route mouillée, chemins
L’Evo SL embarque une semelle Continental (fiche) et la fiche la classe route et chemin. Les testeurs confirment une bonne accroche sur bitume sec, avec une adhérence limitée sur sol mouillé et une utilisation possible sur chemins propres et secs.
La Speed 5 repose sur une semelle XT-900, avec une rainure longitudinale et un grip arrière renforcé (fiche), pour une fiche strictement route. Les retours saluent une traction puissante même sur route humide et une bonne flexibilité; certains l’emmènent sur des sentiers non techniques.
Par temps de pluie, la Saucony rassure nettement plus. Sur un chemin sec, l’adidas est la seule des deux à l’aise.
Durabilité : combien de kilomètres en attendre ?
Côté Evo SL, les testeurs rapportent une bonne tenue de la semelle Continental après 270 km, mais quelques cas de mesh troué entre 380 et 600 km. La durée de vie estimée tourne autour de 500 à 800 km selon l’usage, avec une vigilance à garder sur la tige.
La Speed 5 s’appuie sur une semelle XT-900 réputée résistante, et le nouveau design du talon corrige l’usure prématurée observée sur la version précédente. Les estimations montent à 800-1000 km, avec un mesh technique qui semble robuste.
Si tu attaques du talon, la Saucony tient plus longtemps. L’adidas demande un peu plus d’attention sur le mesh, ce qui ne l’empêche pas de faire le travail.
L’adidas adizero Evo SL : la polyvalence légère à petit prix
Pour qui elle est faite
La fiche la destine aux coureurs réguliers ou compétitifs, du 5 km au semi-marathon. Les testeurs confirment une polyvalence rare (footing, fractionné, seuil) et déconseillent le marathon à la plupart des profils, l’amorti pouvant devenir juste après 30 km. Elle convient aussi aux pieds larges ou à ceux qui aiment un fit souple et peu structuré.
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Ce qu’en disent les testeurs
Les retours convergent sur quelques points : un rapport qualité-prix difficile à battre à 135 € pour une mousse de haut niveau, une polyvalence qui couvre presque toutes les séances, une légèreté et un dynamisme étonnants pour une chaussure sans plaque, et un confort immédiat jusqu’au semi.
Les reproches récurrents tiennent à un maintien perfectible pour les pieds fins, une languette qui glisse, une adhérence moyenne sur route mouillée, une fragilité du mesh signalée par quelques utilisateurs et une stabilité limitée pour les coureurs de plus de 85 kg.
La Saucony Endorphin Speed 5 : la référence des séances rapides
Pour qui elle est faite
La fiche cible les entraînements rapides et la compétition, du 10 km au semi-marathon, et jusqu’au marathon pour les profils aguerris. Les avis sont partagés sur ce dernier point : certains l’emmènent sur la distance sans souci, d’autres la trouvent trop ferme au-delà de 30 km. Sur semi, elle reste une valeur sûre. Si tu cherches un autre point de comparaison parmi les hybrides à plaque, l’avis complet sur la Nike Zoom Fly 6 donne un repère utile.
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Ce qu’en disent les testeurs
Les retours insistent sur une tige très réussie, respirante et précise, un amorti équilibré qui tient les sorties longues, une stabilité en progrès par rapport à la génération précédente et une durabilité annoncée autour de 800-1000 km. La plaque nylon, plus flexible dans le sens de la longueur et plus rigide latéralement, apporte un effet de bascule accessible.
Côté bémols : un prix de 200 € qui pèse face à des concurrentes sans plaque, un poids un peu supérieur à certaines rivales, un « kick » en retrait face à une plaque carbone pour les coureurs sous 3’30/km, et un amorti jugé ferme sur marathon par les gabarits lourds.
Prix et positionnement : 65 € d’écart, qu’est-ce que ça change ?
L’Evo SL est affichée à 135 € au catalogue, un positionnement agressif pour une mousse 100 % Lightstrike Pro habituellement réservée aux modèles élite. C’est l’une des meilleures affaires du segment. La Speed 5 est à 200 €, avec une plaque nylon, une tige plus travaillée et une durabilité légèrement supérieure qui justifient une partie de l’écart.
Les 65 € ne traduisent pas une différence de performance brute, mais deux philosophies. L’adidas va à l’essentiel, une super mousse et un rocker, à tarif serré. La Saucony ajoute la plaque et le maintien, et le fait payer. Si tu es prêt à investir pour un ajustement impeccable et une propulsion plus marquée, la Speed 5 défend son prix.
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Verdict final : laquelle choisir selon ton profil ?
Aucun des deux modèles n’écrase l’autre : ils ne s’adressent pas aux mêmes séances ni aux mêmes pieds.
Si tu cours jusqu’au semi, que tu veux une chaussure à tout faire et un bon rapport qualité-prix
L’Evo SL est le choix évident : polyvalence du footing à la VMA, dynamisme naturel sans plaque, fit souple pour les pieds larges, budget contenu. Elle passe aussi sur chemins propres et secs. C’est la paire à prendre si tu ne veux qu’une seule chaussure rapide dans ton sac. Pour caler tes séances sur la bonne distance, le plan d’entraînement semi-marathon aide à répartir les allures.
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Si tu enchaînes les séances tempo et fractionnés longs, avec un besoin de maintien et de propulsion
Direction la Speed 5 : l’effet plaque reste accessible sans la rigidité du carbone, la tige cale le pied à haute intensité, la stabilité est supérieure et la paire encaisse mieux le kilométrage. Elle tient aussi son rang en compétition sur 10 km et semi.
Si tu vises un marathon ou que tu cours souvent sous la pluie
La Speed 5 garde l’avantage, surtout pour un coureur léger, avec une meilleure capacité sur la distance et une adhérence fiable sur bitume humide. L’Evo SL peut dépanner, mais l’amorti peut manquer après 30 km. Si ton objectif est un 42 km, un plan d’entraînement marathon adapté à ton objectif t’aidera à choisir les bonnes séances pour chacune. Dans tous les cas, ces deux paires restent neutres et plutôt fermes : au-delà de 85 kg avec un vrai besoin de soutien, mieux vaut regarder ailleurs.
FAQ
Quelle est la durée de vie des Saucony Endorphin Speed 5 ?
Rien d’officiel côté fiche : l’ordre de grandeur de 800 à 1000 km vient des retours terrain, appuyés sur une semelle XT-900 réputée résistante et un mesh technique robuste. Le nouveau design du talon corrige l’usure prématurée observée sur la version précédente, ce qui change surtout la donne pour ceux qui attaquent du talon.
Quels sont les avis sur les chaussures adidas Adizero Evo SL ?
Les retours sont très positifs sur la polyvalence, la légèreté, le dynamisme sans plaque et le prix. Les critiques se concentrent sur un profil précis : les coureurs aux pieds fins, qui trouvent le maintien trop souple, et ceux qui courent souvent sous la pluie, avec une adhérence moyenne sur sol mouillé. Le reste des reproches porte sur la tige, pas sur la mousse.
Quelle est l’utilisation des Saucony Endorphin Speed 5 ?
Entraînement rapide (tempo, fractionné, seuil) et compétition du 10 km au semi-marathon, voire marathon pour les coureurs légers. Elle peut aussi servir sur des footings actifs, mais elle est moins à l’aise à allure lente : la plaque et un amorti plus ferme que moelleux se font sentir quand tu cherches juste à trottiner.
